Jacqueline Marval
 
 

« La grâce, c’est la qualité bien française que des femmes comme Madame Marval et Marie Laurencin ont su conserver à l’art ! »
Guillaume Apollinaire « Le Petit Bleu » 5 avril 1912

Ce site rend hommage à Jacqueline Marval, présente ses oeuvres et son parcours. Il introduit le catalogue raisonné.

 
 
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Est-il possible d’ignorer l’art de Jacqueline Marval dans l’évolution de la peinture française au début du XXème siècle ?

C’est sans conteste une artiste qui a beaucoup apporté à la jeune génération des « fauves ». Après un long purgatoire, lot habituel des novateurs, son oeuvre renaît aujourd’hui parmi celles de ses contemporains les plus illustres qui souvent l’admirèrent et devinrent ses amis. 

Son compagnon, le peintre Jules Flandrin (1871 - 1947) - élève de Gustave Moreau à l’école des Beaux-Arts - lui fait côtoyer Marquet, Matisse, Manguin, Rouault, Camoin, Charles Guérin… Après l’historique exposition de février 1902, où la peinture de Marquet, Matisse, Flandrin et Marval est présentée pour la première fois en un lieu privé, chez Berthe Weill, dans la petite galerie de la rue Victor Massé à Paris, Jacqueline Marval débute une longue activité picturale jalonnée de nombreuses expositions tant à Paris que dans les autres villes d’Europe, aux Etats-Unis ou en Asie… 

Matisse, au Salon des Indépendants de 1903, demeure étonné et frappé par la puissance de  son grand tableau novateur, Les Odalisques, aujourd’hui au Musée des Beaux-Arts de Grenoble. 

Admirative devant son art spontané, libéré et généreux ainsi que par sa bonté infaillible envers ses amis et de nombreux jeunes artistes qu’elle aide sans compter, la critique parisienne encense l’art de Marval.